Trouver un sens à sa vie grâce à l'IKIGAI

Trouver un sens à sa vie grâce à l’IKIGAI

J’ai découvert il y a pas longtemps le concept de l’IKIGAI (notamment avec le livre de Christie Vanbremeersch) et cela m’a beaucoup parlé. J’avais envie de vous présenter ce concept en collaboration avec Stéphanie Vautrin, Coach en réussite et fondatrice du site ImprovYourself, qui m’a fait le plaisir de partager ses talents d’illustratrice pour cet article.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’IKIGAI est un concept de vie japonais qui traduit la raison de vivre. C’est ce qui nous donne envie de nous lever le matin (avec le sourire bien sûr), c’est ce pour quoi on est fait. On peut parler de manière spirituelle, de notre mission de vie.

l’IKIGAI se définit à travers une idée simple : cette mission de vie qui pourrait nous rendre complètement épanoui est une activité qui est à la rencontre de ces 4 règles :
– C’est quelque chose qui nous passionne
– C’est ce pour quoi on est doué (où nos qualités naturelles sont utilisées)
– C’est quelque chose qui peut nous permettre d’en vivre financièrement
– C’est ce dont le monde a besoin (quelque chose qui nous permet de nous sentir utile)

Ces quatre règles définissent ce qui pourrait être l’activité qui nous rendra complètement heureux. Facile non ?

J’ai la chance d’avoir trouvé aujourd’hui dans le coaching mon IKIGAI! C’est pas beau ça ?

Pour la petite histoire, ce ne fut pas un chemin facile avant de trouver mon IKIGAI. Lorsque j’ai signé mon premier CDI en tant que chef de projet web en 2014, j’étais loin d’imaginer que ce travail allait être bien éloigné de mon IKIGAI. À l’époque, je ne connaissais pas vraiment ce concept mais le manque d’épanouissement était bien présent.

Lorsque j’ai commencé mon CDI, j’étais encore plein d’enthousiasme. J’apprenais énormément au début. J’avais la chance de travailler sur différents types de projet de création de site internet. Le côté entrepreneurial de ce métier m’offrait une part de liberté qui me satisfaisait. Et puis faut l’avouer, mes revenus étaient plutôt confortables.

Mais au bout d’un an à peu près, je commençais à apprendre de moins en moins de choses. La routine montrait son bout du nez. Sans compter le stress qui était présent depuis le début. Même la liberté qui me plaisait tant, n’était pas vraiment celle que j’attendais (au final, le client était roi). Je commençais à prendre conscience que je n’étais pas vraiment épanoui dans ce métier…

Si je reprend le concept de l’IKIGAI , uniquement l’aspect financier était complètement satisfait avec ce poste. Il y avait une partie de mes compétences qui m’était utile mais cela ne concernait que mes compétences professionnelles.

Lorsqu’une activité comble uniquement ces deux aspects, c’est-à-dire qu’elle nous rapporte un revenu en faisant appel à nos compétences, nous parlons de “profession”. Nous faisons quelque chose pour laquelle nous avons été formés. Cela nous rapporte de l’argent mais sans plus.

Le problème à cela, c’est qu’à force de travailler sans y trouver une certaine passion, ni de sens profond, cela va générer un sentiment de vide dans notre vie. Après tout, nous passons plus de temps au travail qu’avec nos proches. Si nous ne trouvons pas d’épanouissement, ni de passion dans notre travail, cela risque de nous peser au bout d’un moment.

Qu’est-ce qui m’a manqué pour avoir ce IKIGAI tant convoité et être complètement épanoui?

Les compétences

Comme je l’écrivais plus tôt, mes compétences professionnelles répondaient aux besoins du poste mais malheureusement, mes compétences naturelles n’étaient pas sollicitées, bien au contraire…
Je suis plutôt une personne introverti. Et lorsqu’on est chef de projet web, les missions quotidiennes peuvent être principalement des réunions, des appels téléphoniques, des négociations, des gestions de “crise” et plus globalement du management d’équipe. Avec ma discrétion naturelle, j’avais l’impression que chacune de ces tâches me faisaient sortir de ma zone de confort. J’avais l’impression de nager continuellement à contre courant.

Avec du recul maintenant, je me rend compte que je n’étais tout simplement pas à ma place. C’est en découvrant le coaching, que je me suis rendu compte que lorsqu’on fait une activité qui pourrait être notre IKIGAI, tout devient naturel.
Aujourd’hui, durant mes coachings, j’utilise mes qualités naturelles d’écoute, d’empathie et ma sensibilité. J’ai l’impression d’être comme un poisson dans l’eau.

La passion

Un autre aspect pour lequel je n’étais pas comblé, c’était que je n’avais pas cette passion qui brûlait en moi pour ce que je faisais. Et lorsque nous n’avons pas cette passion-là, tout devient plus difficile avec le temps. La routine s’installe. Nous nous lançons plus de nouveaux défis. Nous ne cherchons plus à nous améliorer.
La question importante à se poser pour savoir s’il s’agit bien de la passion qui nous anime, c’est :

Suis-je prêt à le faire gratuitement pendant mon temps libre ?« 

Si la réponse est non c’est surement que la raison qui nous pousse à faire ce que nous faisons est autre que la passion.

L’impact

Enfin la dernière chose qui me manquait c’était le sentiment d’être utile dans ce que je faisais.
J’avais beau participer à la création de sites internet pour des clients, au final notre travail principal de création s’arrêtait lorsque le site était livré aux clients (et mon sentiment d’utilité avec…).

Les sites se succédèrent et moi de mon côté je me posais la question du sens, du but ou de la mission pour laquelle je me battais.
La question de l’impact est selon moi beaucoup liée à nos valeurs. La question à nous poser ici est :

“Quelles sont nos valeurs profondes pour lesquelles nous sommes prêts à nous battre ?

Si nous faisons des choses qui correspondent à ces valeurs là, j’ai la conviction que nous nous sentirions complètement utiles à notre échelle pour le monde.

Comment j’ai trouvé mon IKIGAI?

Savoir prendre des risques

Rien n’aurait été possible je pense, si je n’avais pas pris le risque de quitter mon travail et mon confort en 2017. Je n’aurais peut-être jamais découvert mon IKIGAI
Lorsque j’ai quitté mon travail, je ne savais pas encore de quoi serait fait mon avenir. La seule certitude que j’avais, c’était ce voyage en sac-à-dos que je rêvais de faire. C’est d’ailleurs ce qui m’a permis de faire une grande introspection et de me poser les bonnes questions.

Alors bien sûr, le message que je souhaiterai vous partager n’est pas de tout balancer et d’aller tenter votre chance dans l’inconnu (surtout si votre salaire vous assure de quoi vous nourrir et vous loger).

Par contre, si vous aussi vous êtes à la recherche de votre IKIGAI, rien ne vous empêche de consacrer quelques heures chaque semaine pour cette recherche et ainsi de vous lancer dans différents projets.

Savoir écouter son cœur

Lorsqu’on se retrouve devant ce dilemme d’aller poursuivre ses rêves ou prendre la voie plus sécuritaire, le choix n’est pas facile. Souvent nos arguments rationnels et passionnels se font faces. C’est le cerveau gauche contre le cerveau droit, la logique contre les émotions.

Le combat est difficile mais souvent notre voix rationnel prend le dessus. Il sait nous appâter avec de nombreux arguments logiques. “Tu as un bon job, pourquoi est-ce que tu te poses toutes ces questions?”; “Pense aux personnes qui vivent à la rue, des tas de personnes aimeraient avoir ton travail…

Le cerveau gauche ne pense pas vraiment à ton épanouissement ou à ton bonheur. Lui ce qui lui importe c’est de t’assurer un revenu pour survivre.

J’avais de multiples raisons de ne pas quitter mon travail. Mais j’ai choisi d’écouter mon cerveau droit, le cerveau des émotions. Après tout, les émotions sont ce qu’il y a de plus authentiques. C’est la voix du cœur. C’est ce qui nous dis quand ça va ou quand ça ne va pas. C’est ce qui nous relie à nous profondément et nous fait vivre pleinement les choses. Ce sont comme des guides vers le chemin de notre épanouissement. Je me dis que je peux faire confiance à mon cœur car lui seul sait ce qui a de mieux pour moi.

Se connecter à soi

Pour écouter son cœur, encore faut-il être un minimum connecté à soi. Pas facile dans la société actuelle dans laquelle nous vivons…
Avec les nouvelles technologies, nous sommes constamment sollicités. Nous consommons des tonnes d’informations volontairement ou non avec les média, les réseaux sociaux, les publicités… Nous n’avons plus de temps à l’introspection…
Une bonne dose de désintoxication digitale nous ferait beaucoup de bien (je m’inclu par moment dedans). Cela permettrait de libérer notre temps et surtout notre esprit.

 

Ce temps libéré, je vous invite à le consacrer à vous, soit pour méditer, vous balader, ou même voyager si votre budget le permet. Cela vous aidera à vous connecter à vous-même.

C’est d’ailleurs lors d’un voyage d’introspection que j’ai pris conscience que le coaching était ma voie à suivre. Aujourd’hui, je suis gratifiant d’avoir pris tous ces moments d’introspection.

Savoir faire abstraction du bruit extérieur

Si vous vous décidez d’aller poursuivre vos rêves et chercher votre IKIGAI, ne vous attendez pas à ce que tout le monde vous soutiennent (surtout si vous décidez de quitter votre confort doré). Il y aura des personnes qui vont vous soutenir bien sûr mais d’autres qui ne comprendront peut-être pas votre choix.

Cela n’a pas été facile à entendre pour mes parents par exemple. Ils ne comprenaient pas vraiment pourquoi je quittais mon travail et surtout pourquoi je changeais de métier.

 

Pour eux un travail reste un travail. Ils font partis des personnes qui pensent qu’une belle carrière se résume à travailler toute une vie pour la même entreprise pour en toucher une retraite. La notion d’épanouissement n’était pas vraiment prioritaire à leur époque.

Si cela vous concerne aussi, n’ayez pas de sentiments négatifs, ils font cela en pensant à votre bien. Et souvent, c’est surtout basé sur leur propre peur qu’ils projettent sur vous…

Soyez surtout à l’écoute de vous-même, si vous avez l’intime conviction que le chemin que vous avez pris vous mènera à votre IKIGAI, ne laisser personne vous en détourner.

Explorer de nombreuses passions

Les passions sont des portes d’entrées vers notre IKIGAI. J’ai eu de nombreuses passions dans le passé dont certaines qui m’ont accompagnées pendant des années. Pour en citer quelques unes : le dessin, les jeux vidéos, la danse, la photographie, le voyage, l’improvisation théâtrale, le développement personnel.

Les passions sont des loisirs aux débuts, mais pourquoi pas en faire une vocation si vous avez vraiment des dons dans ce domaine. En tout cas, n’hésitez pas à explorer de nouvelles activités. Peu importe si elles mèneront ou non vers votre IKIGAI. Chacune vous apportera quelque chose.

Mieux se connaître, quelles sont nos valeurs

Si vous voulez savoir si une nouvelle activité peut devenir votre IKIGAI, il est avant tout important de bien vous connaître. Quels sont vos valeurs fondamentales ? Quelles sont vos qualités propres ? Quelles sont vos convictions ?

Pour trouver cela, réfléchissez à vos dernières expériences. Quelles sont les choses qui vous ont mis en colère dernièrement ? Une valeur a pu être touché pour vous avoir mis en colère. Quelles sont les situations ou les tâches que vous faites où vous sentez le plus à l’aise ? Et puis quand est-ce que vous avez senti une grande motivation et détermination ?

Écouter les signes

Celui-ci est pour les plus spirituels d’entre vous. Pour vous partager rapidement mes croyances, je pense qu’on a tous un chemin qui nous est propre. On peut appeler ça notre mission de vie. Certaines personnes trouvent très jeune ce chemin ou en expérimentant la vie mais d’autres peuvent passer à côté toute leur vie.

 

Lorsqu’on se trouve sur le chemin de notre mission de vie, l’Univers, Dieu ou le hasard (appeler cela comme vous le voulez…) fera en sorte de nous guider. Et cela passera souvent par des signes du destin.

Pour ma part, si j’ai décidé de suivre mon instinct pour me lancer dans cette voie afin de devenir coach, je le dois en partie grâce à une rencontre providentielle. C’est un coach que j’ai rencontré totalement par hasard dans un Bar à Taiwan qui m’a donné confiance pour que je poursuive à fond dans cette voie là. J’en parle d’ailleurs dans mon article bilan : J’ai quitté mon travail il y a 1 an… c’est l’heure du bilan.

 

Le mot de la fin

J’avais lu dans un article que nous passons en moyenne 99 117 d’heures au travail durant toute notre vie soit l’équivalent de près de 11 années de travail ! Imaginez 11 années de travail ! 11 années à faire un travail qui ne vous épanouit pas !?

Alors vous allez me dire, la majorité des membres de la société sont dans cette situation et c’est normal, c’est comme ça…

La majorité de la société sont dans cette situation certes, mais rien de nous empêche de faire partie de cette minorité de personne qui ont trouvé leur IKIGAI et qui vivent pleinement ces 11 années de travail. Tout ne dépend que de vous.

Je pense que nous avons tous le potentiel de vivre notre propre IKIGAI. C’est à nous d’aller sortir de notre zone de confort, de nous lancer des défis et d’explorer de nouveau domaine pour essayer de trouver ce IKIGAI qui nous rendrait complètement épanoui.

Il n’est jamais trop tard, ni trop tôt pour se poser la question : “Quel est mon Ikigai ?”.


Je remercie Stéphanie pour cette collaboration. Je vous invite à visiter son site « ImprovYourself« . À travers ses articles de blog, ses podcasts et ses programmes de coaching, elle nous partage les clés pour trouver le chemin de la réussite.

Ancien grand timide et introverti, j'ai tout quitté pour aller vivre ma passion dans le développement personnel et devenir coach de vie.

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